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Dear Francois,

For October, I am recommending that you read Obasan by Joy Kagawa. This was the first novel that dealt with Canada’s treatment of the Japanese during World War II. It won the Canada First Novel Award (1981) and the Canadian Authors’ Association Book of the Year Award (1982).

This story takes place in 1972 as well as just before and during the Second World War, when Japanese Canadians were persecuted and interned. The narrator, Naomi, tells the story of her family; part through memories, part through letters, and part through her relationship to her family members, including her aunt (Obasan in Japanese), her aunt Emily, and her brother Stephen. They, along with other Japanese families, are forcibly uprooted, relocated and become labourers. Losing both her parents, Naomi and her brother Stephen are cared for by Obasan and their uncle Isamu (Uncle Sam) during their years of hardship.

The novel deals with a variety of themes including human and institutional cruelty, the differences between Japanese and Canadian cultures, suffering, loss and memory. Beautifully written, this novel tells a shameful story from Canada’s past that should not be forgotten.

I hope you enjoy it,
Lisa

Chère Lisa,

Pour ta lecture d’octobre, je te recommande un livre d’Yves Beauchemin, un auteur important au Québec. On le connait surtout pour Le Matou, livre qui a été porté au grand écran et qui a fait connaître Guillaume Lemay-Thivierge. Plus récemment, il a publié le Renard bleu, livre que j’ai lu et bien aimé.

Yves Beauchemin a reçu plusieurs distinctions, dont le prix Jean-Hamelin, pour le livre que tu liras, en 1975, le Grand Prix littéraire de la Ville de Montréal en 1982, le Prix du grand public du Salon du livre de Montréal et il a été nommé Officier de l’Ordre national du Québec en 2003.

Pour ta lecture, tu suivras les péripéties d’un travailleur qui, après avoir eu emplois après emplois, décide de tout laisser tomber et partir sur un coup de tête. C’est alors qu’il se fait enfirouapé par un député véreux. Après du temps passé en prison, il décidera de devenir activiste.

Je te fais lire ce livre en octobre, parce qu’il touche au thème de la crise d’octobre. Tu vivras, par ce livre, l’humeur du temps dans une belle prose utilisant un ton humoristique et des personnages forts attachants.

Je te souhaite une bonne lecture!

François

Chers lecteurs,

Vous avez probablement remarqué que nous avons été moins actifs sur notre blogue depuis les deux derniers mois. Nous avons pris un petit répit, deux mois de vacances parce que beaucoup de choses se sont passées durant cette période pour nous deux.

Lisa a pris des vacances. Elle a vu beaucoup de paysage en faisant de sa bicyclette. Ensuite, elle est retournée dans sa ville d’origine, Toronto. Après le déménagement, elle a trouvé un nouvel emploi. Beaucoup de changements en peu de temps.

Du côté de François, il a appris une des plus belles nouvelles de sa vie. Il sera papa en février prochain. Les préparatifs ont pris du temps – de qualité. Aussi, il a deux cours d’université en plus de son emploi à temps plein, dont le début de session a été assez intensif.

Pour ces raisons, nos deux lecteurs ont décidé de prendre deux mois de vacances.

Ils sont de retour. Ils liront trois derniers livres pour les mois d’octobre, novembre et décembre. Vous serez informés bientôt des titres et de leurs impressions.

Merci.

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Dear Readers,

You have probably noticed that our blog has been less active these past few months.  We took a short summer break to take care of a few personal things.

Lisa went on vacation and rode her bicycle down the west coast of Canada and the US. Afterwards, she moved back to Toronto and found a new job. There have been a lot of changes over a short period of time.

François got the best news of his life a few months ago. In February he’s going to be a dad! The preparations have involved a lot of quality time with family. He’s also been taking 2 university courses on top of his full time job –so the start of the year has been pretty intense.

We’ve been off for 2 months, but now we’re back. We’ll be reading a new book in October, November and in December of this year. Stay tuned for the new books and posts.

Best,

Lisa and François

 

 Like you asked, I read Mordecai Richler. Like you said, “Richler was a controversial character, and received criticism from his own Jewish community as well as Anglophone and Francophone Quebecers.” Without your recommendation of The Street, it would have taken me much more time to read one of Richler’s books. Given what he said about French Quebecers, his statement that we are a racist society – articulated by Jean-François Lisée in a text and in a radio interview – I didn’t put Richler books at the top of my list.

Despite my apprehensions, I liked the short stories of The Street. It was interesting to see Montreal in the eyes of a Jewish teenager in the 60’s. It was great to visit a community that contributed to build Montreal of nowadays.

Reading this book didn’t change my mind about him and his political position, but it was an overall great experience. I will try to take in more of his work. Indeed, I have a movie to see shortly: Barney’s version :)

Thanks Lisa.

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Dear Francois, 

It would have been impossible to go through this year without having you read a book by Mordecai Richler. Born and raised in Montreal around St. Urbain Street in Montreal, his stories have famously captured Montreal’s Jewish community in the 1930’s and 40’s.

Richler was a controversial character, and received criticism from his own Jewish community as well as Anglophone and Francophone Quebecers. Despite these controversies, there is no denying that he is a great storyteller, and captured the lives and experiences of working-class Jews, living in a distinct community in Montreal. His life is chronicled in a biography by Charles Foran that came out last year entitled: Mordecai: the Life and Times.

Although there are better known novels, such as the Apprenticeship of Duddy Kravitz, or Joshua then and Now, by my love of short stories has led me to suggest The Street. I hope you enjoy this collection of short stories and memoirs about life on St Urbain Street. My choice was in part inspired by some of the newer French novels you recommended to me told from the perspectives of more recent immigrants to Montreal. Specifically, Danny Lafferrière’s L’énigme du retour, and Kim Thuy’s Ru coming to mind.

There is also short film interpretation done by Caroline Leaf for the NFB: http://www.nfb.ca/film/The_Street. It is an animation of the story: The Summer My Grandmother Was Supposed to Die

Happy reading!

Lisa


Cher François,

Les récits de Kim Thuy en Ru ont un effet profond sur le lecteur. En seulement 145 pages, elle amène le lecteur dans ses souvenirs au Vietnam sous le pouvoir des communistes, dans un camp de réfugiés où elle a vécu en asile avec 25 personnes, et dans ses pensées partageant ses premières expériences au Québec. Ses descriptions des personnes et des moments qui ont influencé sa vie dépeignent une image belle et forte de l’humanité.

En décrivant le camp de réfugiés, Thuy décrit la chaleur et la sueur des nuits serrées les uns contre les autres. Ses descriptions sont frappantes parce que paradoxalement, elles évoquent une certaine beauté. Elle écrit :

« Si un chorégraphe avait été présent sous cette toile un jour ou nuit de pluie, il aurait certainement reproduit la scène : vingt-cinq personnes debout, petits et grands, qui tenaient dans chacune de leurs mains une boite de conserve pour recueillir l’eau coulant de la toile, parfois a flots, parfois goutte à goutte. Si un musicien s’était trouvé là, il aurait entendu l’orchestration de toute cette eau frappant la paroi des boîtes de conserve. Si un cinéaste avait été présent, il aurait capté la beauté de cette complicité silencieuse et spontanée entre gens misérables. Mais il n’y avait que nous, debout sur ce plancher qui s’enfonçait doucement dans la glaise. » (p. 25-6)

C’est clair par cette description, que malgré son expérience difficile, Thuy reconnaît une beauté à la vie, négligée par tant de personnes.

Concernant ses réflexions sur Québec, Thuy se prononce sur le privilège de l’éducation et surtout l’expérience d’étudier l’histoire « Ailleurs, les gens sont trop préoccupés par leur survie quotidienne pour prendre le temps d’écrire leur histoire collective » (p. 47)

Elle partage aussi les gestes héroïques, les actes de générosité qu’elle a reçus au Québec et qui on contribué à sont intégration à la société québécoise.

J’ai beaucoup aimé ce livre qui offre une perspective rafraîchissante et sage sur la vie, l’humanité et le pouvoir de la réflexion.

Lisa

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Chère Lisa,

Pour le mois de juillet, je te propose le livre Ru de l’auteure Kim Thuy qui est paru en 2009, qui lui a valu le Prix littéraire du Gouverneur général du Canada en 2010 et d’autres distinctions. Mme Thúy a publié son deuxième roman en 2011 qui s’intitule À toi.

Ru raconte l’histoire d’une Vietnamienne et de son parcours – très dur – pour s’installer au Québec. Tu vivras dans de cours chapitre le Vietnam des années 1970, l’exil sur un «boat people», l’intégration au Québec, le retour dans son pays natal et la vie de mère. L’auteure porte un regard cru sous différentes perspectives (ses yeux d’enfant, ses yeux d’adulte, ses yeux de mère) qui nous fait réfléchir sur les tragédies, sur l’être humain, sur l’intégration et plus largement sur l’humanité.

Pour en apprendre davantage sur ce livre et l’auteure, Marie-Claude Fortin a écrit un excellent article dans La Presse du 27 novembre 2009 que je t’invite à consulter.

Je suis persuadé que tu vas beaucoup aimer ce livre.

Bonne lecture!

François

Cher François,

J’ai lu la majorité de ce livre dans un hamac près d’un lac avec la brise fraîche de l’été. C’était le roman parfait pour cette occasion. Comme Marine, le personnage principal qui vit dans un chalet sur L’île d’Orléans pendant qu’elle fait la traduction du roman de Jack Waterman, on était toutes les deux dans de beaux petits chalets entourés par les arbres, les animaux, et les odeurs de l’été et de la nature.

J’ai bien aimé la facilité de la prose, les commentaires sur la traduction, le dialogue et la description de l’amitié entrent Marine et M. Waterman, l’auteur du livre qu’elle traduit. « On doit épouser le style de l’auteur, » présente Marine au lecteur. Elle reproduira à la lettre cette consigne : elle aménagera dans le chalet de Monsieur Waterman et portera parfois ses vêtements pendant qu’elle travaille sur sa traduction.

L’histoire était très simple. C’est une sorte de mystère qui commence après que Marine ait trouvé un petit chat noir abandonné près du chalet. Elle trouva aussi dans ses griffes un message écrit par son ancien propriétaire sur un petit bout de papier. S’ensuit la quête pour retrouver sa propriétaire, une jeune fille qui a été observée déposant le chat. Cette enquête occupe Marine et Monsieur Waterman jusqu’à la fin du roman et permet de les réunir.

Enfin, je peux affirmer que ce fût la prose du roman, plutôt que l’histoire, qui a retenu mon attention jusqu’à la fin.

À la prochaine lecture maintenant.

 

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Chère Lisa,

Je ne te cacherai pas que c’est plus difficile de garder le même rythme l’été… Cela étant dit, je profite du fait que nous sommes encore en juin pour te faire la recommandation de ta lecture du mois portant ce nom.

Le livre que tu liras a été recommandé par James, un lecteur du blogue, dans la section «Dialogue» en avril dernier. Ta lecture sera La traduction est une histoire d’amour de l’auteur Jacques Poulin. C’est un roman sans prétention qui traite de deux rencontres fortuites qu’aura Marine et leurs impacts sur sa vie. J’ai lu ce livre après avoir terminé ma lecture d’avril et je l’ai bien aimé.

Jacques Poulin est un auteur important au Québec. Il a d’ailleurs reçu plusieurs distinctions, dont le prix Gilles-Corbeil en 2008. Je trouve que sa prose exquise et, avant ce livre, j’avais lu deux autres de ses livres:  Volkswagen Blues et Les grandes marées. Je crois bien que tu aimeras son style littéraire et que cette recommandation te plaira.

Je te souhaite une bonne lecture!

François

Hi Lisa,

I took my time writing this comment. I like to do this because I can develop an overview of the book. But this time, I took a little bit more time than usual and my initial thoughts on the book haven’t changed. This is not a novel, but a book that explains a theory: the story of success, and like you said, of personal achievement.

This book is a Canadian book because the author, Malcolm Gladwell, was born in Canada. But sincerely, I didn’t see a lot of Canadian content in it. I saw reference to Canada in the explanation of the importance of birthdays and the Canadian junior hockey league, in the list of “American universities” who got Nobel prizes in Chemistry (McGill and University of Toronto) and in the epilogue when Gladwell writes that his parents came to Canada before his birth. Except for these three references, all of his examples and way he writes made me feel like I was reading an American book. I would have felt the same way if I had read a Quebecois author who moved to France for a long time and wrote a book explaining a theory with examples and references taken from France. Would it be considered Quebecois or French literature?  It made me ask myself: what draws the line between an English Canadian book and an American book?

On the book has itself, I liked the theory of the author. That it surely is that hard work (a minimum of 10 000 hours of work) and intelligence (IQ) are necessary to create an outlier but the environment plays a crucial role. Gladwell’s arguments are effective and his writing makes it easy and pleasant.

I’m pleased that you suggested this book to me. I liked learning about the extraordinary Knowledge Is Power Program (KIPP) of Junior High School in the South Bronx that shows that hard work has a significant impact on success. This school has a schedule of 7 to 5 and runs Monday to Saturday. The model has shown great results: better results than New York Statewide and “90 percent of the KIPP students get scholarships to private parochial high schools instead of having attend their own desultory high schools in the Bronx”. It was a breath of fresh air the read about this example. I think we should assess this model to maybe adapt it in our own way.

Thanks Lisa!

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Hello from the overcast west coast!

I’ve been on vacation the past few weeks, spending most of my time on a bike trip on the west coast. I left from Vancouver, biked out to Victoria, and am now in Westport, Washington about to head down the coast of Oregon over the next week or so. This trip has inspired my next reading choice for you – Outliers, by Malcom Gladwell. For those who have read the book – you may not see an obvious connection between bike touring and a book about the factors that contribute to an individual’s success. For me the connection is two fold:

1) Outliers focuses on the social context, structural and community factors that contribute to an individual’s success. Biking through small towns in Canada the States, I am immediately struck at how different communities are organized, and how history, geography and economic opportunity have shaped them.

2) Outliers offers an interesting commentary on cultural differences. Gladwell discusses countries, but also variations across regions. I found this commentary especially interesting.

I hope you enjoy this reading! It’s not a novel, but Gladwell’s book uses stories to illustrate the points he’s trying to make, making it as enjoyable to read as any novel.

Happy Reading!

Lisa

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